Accueil » A Propos
C’est le toucher qui m’a tout appris, ou presque. Pas le toucher comme procédé, mais comme langage.
C’est au cours de ma grossesse que quelque chose s’est ouvert : un apprentissage du massage, puis du Shantala, ce massage indien pour nourrissons que j’ai appris avec ma fille alors âgée de trois mois.
Cette expérience m’a révélé quelque chose de fondamental : le toucher attentionné est une forme d’intelligence. Il perçoit avant que les mots n’arrivent. Il répond à ce que le corps dit, pas à ce que la tête croit qu’il dit.
J’ai découvert, ou redécouvert, toute la portée de ce premier langage : comment un toucher vraiment présent peut améliorer la relation à soi, aux autres, à son propre corps. J’ai suivi un cursus de 500 heures en massothérapie ayurvédique, incluant anatomie et physiologie, points thérapeutiques, doshas. Je suis allée en Thaïlande me former au massage thaï, fascinée par sa logique interne et sa portée thérapeutique propre.
Ces années m’ont donné un rapport au corps qui n’est jamais mécanique. Le corps n’est pas un objet à traiter. C’est un sujet qui parle, qui mémorise, qui cherche à se réguler.
Lorsque j’accompagne quelqu’un dans un soin, mon mental s’efface : je suis entièrement à l’écoute de ce qui se passe, là, dans les tissus, dans la relation, dans ce qui demande à être entendu. Mes mains ont développé cette capacité à percevoir ce que les mots ne disent pas encore.
Le yoga est venu à moi plutôt que moi à lui. D’abord un chemin d’autodidacte, lectures et rencontres, méditations collectives, stages en Belgique et à l’étranger. Puis une formation intensive en Inde, au Centre Sivananda de Yoga Vedanta (Netala Kuttir), dont le diplôme est reconnu mondialement. Je n’enseigne plus le yoga sous cette forme aujourd’hui, mais ce qu’il m’a transmis (habiter le corps, sentir avant d’agir) traverse chaque soin que je propose.
La rencontre avec certains enseignants, dont Éric Baret, a affûté quelque chose d’essentiel : ne pas chercher à modifier l’expérience, mais l’habiter plus complètement.
À un moment, quelque chose s’est précisé. Les approches que j’utilisais se heurtaient à quelque chose de plus ancien, des schémas que ni le massage ni la parole ne semblaient traverser.
La Somatic Experiencing accompagne ce que le système nerveux n’a pas pu compléter, à travers les sensations plutôt que par le récit. Le NARM travaille sur les schémas d’attachement précoce, non par le souvenir, mais par ce qui est actif maintenant. Je suis diplômée de ces deux formations, et ma formation en fasciathérapie complète cela.
Le Tantra est entré dans mon travail comme territoire d’exploration du corps et de la conscience : j’anime une formation en massage tantrique centrée sur la qualité de présence, des stages Tantra & Shibari, et je rédige un manuel, “Somatique pour massage tantrique”.
Je ne cherche pas à réparer. Le corps sait. Mon rôle est d’aider à l’écouter.
Heureuse de partager avec vous mon parcours, ma passion.
Je vous souhaite une bonne visite virtuelle et au plaisir de vous rencontrer.
Ûma